Comment l’action des pouvoirs publics envers les plus pauvres influence-t-elle la perception que les autres citoyens ont du gouvernement ? Le fait de rendre les citoyens conscients des expulsions forcées, pratiquées par le gouvernement au nom du développement, réduit-il leur disposition à investir dans les capacités de l’État en payant l’impôt ? Nous souhaitons prolonger notre enquête pilote de 2018 dans les quartiers informels de Lagos, qui montre que la menace d’expulsion diminue la disposition déclarée à payer l’impôt. Nous savons toutefois peu de choses sur la manière dont les autres Nigérians, en particulier ceux de statut socio-économique plus élevé, réagissent au traitement réservé aux plus pauvres. Dans quelle mesure les effets des expulsions forcées se traduisent-ils par des pertes de recettes chez ceux qui ne sont pas directement touchés, mais qui disposent probablement de revenus plus élevés et d’actifs de plus grande valeur ? Répondre à ces questions permettra de mieux comprendre le coût économique, en recettes fiscales perdues, que le gouvernement supporte lorsque son comportement est perçu comme hostile aux pauvres.
projet
Les effets collatéraux des expulsions sur le consentement à l’impôt foncier : classe sociale, préférences et signaux de l’État
Ce projet est également disponible en anglais
Détails du projet
Statut
Achevé
Date de début
25/11/2019
Date de fin
09/11/2020
Thème de recherche
Programme