Les services financiers numériques et les systèmes d’identité numérique se généralisent dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et sont devenus des éléments déterminants des réformes fiscales et des efforts de mobilisation des ressources intérieures. Ces technologies promettent de réduire les coûts de conformité pour les contribuables et la charge administrative pour les agents, d’améliorer l’accès aux données de tiers, de limiter les possibilités de corruption et de collusion, et d’améliorer à la fois l’ergonomie des services offerts aux contribuables et l’efficacité des systèmes et processus internes de gestion des données. On sait pourtant très peu de choses de la mesure dans laquelle ces promesses sont tenues.
Dans ce rapport, nos chercheurs Moyo Arewa et Laura Muñoz présentent l’état des connaissances sur la capacité de ces technologies à renforcer l’administration fiscale dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Le rapport examine en particulier a) leur fonctionnement réel et la manière dont elles peuvent, en principe, améliorer les résultats de l’administration fiscale ; b) la façon dont les administrations, notamment dans les contextes à faibles capacités, les ont mises en oeuvre ou rendues possibles ; et c) les facteurs institutionnels, administratifs, réglementaires et politiques qui favorisent ou entravent leurs investissements dans ces technologies.
Les enseignements de ce rapport orienteront les recherches futures de DIGITAX dans ce domaine et guideront les praticiens et les décideurs souhaitant mieux comprendre comment les administrations fiscales peuvent tirer meilleur parti des technologies numériques.