Les immenses défis de l’Afrique et son potentiel tout aussi grand ont suscité un vif débat international sur la meilleure manière d’aider ses habitants. selon l’organisation des nations unies pour l’éducation.
D’après l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (2009), le continent compte 33 des 49 pays les moins avancés du monde. Sa population fait face à des besoins press- ants allant des soins de santé de base et de l’éducation à l’amélioration de la gouvernance et au renforce- ment des systèmes juridiques.
Dans le même temps, certains détracteurs affirment que l’aide directe à l’afrique a nui à la croissance économique et politique endène (moyo 2009). même ses partisans reconnaissent que, dans certains cas, l’aide aux pays africains a « soutenu des élites corrompues, mis les dirigeants à l’abri des conséquences de leur propre incompétence et retardé les réformes nécessaires au dévelop- pement de marchés fonctionnels » (gerson 2009).
Si ce débat de longue date ne montre aucun signe de résolution, il ne fait guère de doute que la diffusion d’informations élémentaires sur les systèmes gouverne- mentaux actuels, en particulier ceux qui touchent aux recettes, aux finances et à la décentralisation, constitue une forme d’assistance susceptible de renforcer les institutions publiques et de favoriser l’amélioration des politiques sans imposer de solutions étrangères ni contourner les réformes endènes.