L’Initiative pour la transparence des industries extractives est la principale norme mondiale de transparence pour le secteur extractif. Elle vise à améliorer les normes de gouvernance du secteur en offrant une plateforme publique de partage d’informations et de dialogue multipartite. Son succès a toutefois été mis en question par de nombreux chercheurs. Cet article entend éclairer ces travaux d’un jour nouveau en proposant un cadre analytique original. Ce cadre pose l’hypothèse qu’une transparence accrue, grâce à l’Initiative, peut améliorer la gouvernance du secteur extractif : une redevabilité renforcée, une corruption réduite et une confiance accrue. Cette amélioration ne peut cependant se produire qu’en présence de trois conditions : une condition de transparence, une condition de publicité et une condition de redevabilité. L’article applique ce cadre à l’étude de cas de la Zambie et constate que l’Initiative n’a pas réellement amélioré ces trois résultats de gouvernance dans le secteur extractif zambien. Il soutient que cela tient à ce qu’aucune des trois conditions nécessaires n’est suffisamment réunie. L’article invite les décideurs à favoriser le développement de ces trois conditions dans les contextes de gouvernance extractive défaillante, afin que les normes de transparence produisent des effets réels.
Document de travail
175
La transparence suffit-elle ? Examen de l’effet de l’Initiative pour la transparence des industries extractives sur la redevabilité, la corruption et la confiance en Zambie
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
Thème de recherche
Citation
East, S. (2023) « La transparence suffit-elle ? Examen de l’effet de l’Initiative pour la transparence des industries extractives sur la redevabilité, la corruption et la confiance en Zambie », document de travail n° 175 de l’ICTD, Brighton : Institute of Development Studies, DOI : 10.19088/ICTD.2023.055
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