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Les réformes fiscales sont des processus hautement politiques : plusieurs chercheurs ont montré que leur réussite dépend de la constitution de coalitions favorables, du renforcement de la légitimité et de la confiance envers les institutions et les procédures auprès des contribuables, et de l’efficacité du contrôle et de l’administration.
Dans ce cadre, la manière dont différents acteurs politiques, en particulier fonctionnaires et élus, soutiennent ou contraignent la réforme et sa mise en oeuvre est un thème montant de la littérature, qui demande toutefois à être approfondi.
Ce projet examine ces dynamiques au moyen d’entretiens approfondis avec des informateurs clés, agents des impôts et acteurs politiques locaux à plusieurs niveaux hiérarchiques, dans le contexte d’une réforme récente qui a fait passer un système régressif fondé sur les valeurs locatives à un système plus progressif assis sur la valeur en capital des biens.
Il s’appuie sur des travaux expérimentaux par enquête récemment achevés, qui montrent que l’information sur les préférences des citoyens selon les classes sociales, sur les comportements de conformité et sur l’assiette peut accroître le soutien à des politiques plus progressives chez les élus comme chez les fonctionnaires, mais que ces derniers restent réticents à la réforme.