Cette étude évaluera l’expérience de la KCCA en matière de contrôle et de recouvrement de la taxe foncière, afin de comprendre pourquoi cette autorité a mieux réussi que les autres administrations urbaines et collectivités locales, dont quatre seront étudiées à ses côtés. Elle examinera en particulier le rôle des technologies de l’information, l’amélioration de la coordination entre la KCCA et d’autres organismes publics, et la redevabilité envers les contribuables dans l’accroissement du rendement de cette taxe.
Cela dit, même la KCCA rencontre encore plusieurs difficultés en la matière. Sur les six dernières années, la taxe foncière ne représente que 23 % de ses recettes totales. Comme indiqué plus haut, sa capacité à évaluer et à localiser les biens imposables reste limitée. De même, la méconnaissance des contribuables paraît totale : la plupart ne perçoivent pas la différence entre cette taxe et d’autres prélèvements, comme les impôts sur les revenus locatifs ou sur la propriété. Il en résulte souvent une résistance et une réticence à payer de la part des propriétaires. La législation sur la taxe foncière est par ailleurs restrictive à plusieurs égards. L’étude adoptera donc une approche comparative, avec une analyse détaillée de l’expérience d’au moins une autre autorité urbaine de la région est-africaine.