Ce projet de recherche soutient la collecte de données sur l’évolution des obligations fiscales informelles et de leur perception au lendemain de la crise de la COVID-19. Il explore les contributions de zakat et les perceptions des obligations de zakat et d’impôt dans trois études de cas en Asie du Sud et en Afrique du Nord : Pakistan, Maroc et Égypte. Le projet porte sur la période qui suit directement le ramadan et l’Aïd al-Fitr, lorsque de nombreux versements de zakat ont lieu et sont publiquement encouragés, et alors que les discussions sur le financement de la réponse à la COVID-19 restent vives. Par cette étude comparative, le projet explore trois enjeux centraux. Premièrement, nous cherchons à mieux comprendre comment la charge budgétaire de la réponse à la pandémie se répartit dans les pays à majorité musulmane. Deuxièmement, nous cherchons à mieux comprendre la relation conceptuelle entre zakat et fiscalité formelle. Troisièmement, la crise actuelle offre un éclairage inédit sur la manière dont la perception de la zakat dans différents pays à majorité musulmane est aussi influencée par le degré auquel elle est gérée par l’État plutôt que par des acteurs non étatiques. Pour explorer ces questions, le projet s’appuie sur une comparaison entre trois pays aux rapports variés entre zakat et État, et comprend une enquête téléphonique sur des échantillons représentatifs à l’échelle nationale.
projet
Zakat, impôt et État : obligation et charité au temps de la COVID-19
Ce projet est également disponible en anglais
Détails du projet
Statut
En cours
Date de début
01/11/2020
Date de fin
30/12/2022
Thème de recherche