La crise mondiale de la dette et l’effondrement des dépenses d’aide, qui se recoupent, ont accru la pression sur la mobilisation des ressources intérieures dans les pays à faible revenu. Aux côtés de mesures comme la numérisation et la rationalisation des exonérations, les décideurs internationaux et nationaux ont souvent souligné la nécessité d’élargir le filet fiscal dans ces pays, en particulier au sein du secteur informel, pour répondre aux besoins de recettes.
Un nombre croissant de travaux suggère toutefois que le potentiel de recettes de la taxation du secteur informel, en particulier chez les plus pauvres, est fortement surestimé. Cela tient en partie à ce que les prévisions reposent sur des estimations défectueuses, que les mécanismes couramment employés ciblent mal les hauts revenus du secteur informel, et que ces prévisions ne tiennent pas compte de l’ensemble des impôts que les entreprises informelles acquittent déjà.
Cet article fait partie du recueil du Brookings Center for Sustainable Development « Innovations in public finance: A new fiscal paradigm for gender equality, climate adaptation, and care« .