L’ordre du jour de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement laisse présager une moindre place accordée à l’aide, et une attention accrue à la manière dont les pays en développement peuvent dégager leurs propres ressources financières pour le développement. Les gouvernements seront invités à lever l’impôt plus efficacement, et les bailleurs appelés à contribuer au renforcement des capacités de leurs administrations fiscales.
S’il est largement établi que le soutien des bailleurs peut renforcer les capacités fiscales, le succès n’est pas garanti. Pour être efficaces, ces programmes devront s’adapter aux contextes locaux, être conçus pour faire de la construction de la confiance une priorité, offrir un accompagnement de long terme, cibler le bon éventail d’institutions et faciliter la coopération Sud-Sud.