Cet article fait progresser notre compréhension du pouvoir politique des plateformes numériques en mettant au jour son revers peu exploré : leur affaiblissement. Nous soutenons que contrôler une infrastructure devenue omniprésente dans les interactions économiques et sociales peut être une source de faiblesse autant que de force. À partir d’entretiens de première main et de données secondaires, nous proposons des études de cas comparatives de la taxation de l’argent mobile au Kenya et au Ghana. Alors que les gouvernements des deux pays faisaient face à des pressions budgétaires, la rentabilité et le caractère captif du marché, découlant du contrôle de l’infrastructure de paiement numérique par les opérateurs d’argent mobile, ont attiré leur attention. Les résultats différents dans les deux pays proviennent de l’interaction entre les entrelacements politiques du secteur et son contrôle infrastructurel : au Kenya, ces entrelacements étaient forts, créant une dynamique de renforcement du pouvoir, alors que l’inverse prévalait au Ghana. L’article nourrit des débats plus larges sur les sources et les limites du pouvoir politique des plateformes numériques, tout en élargissant le champ des cas empiriques à une région peu explorée.
Article de publication
L’affaiblissement des plateformes : pouvoir des entreprises et taxation des services financiers numériques
La version originale est disponible en anglais
Points clés
Détails de la publication
Date
Editeur
- New Political Economy
Thème de recherche
Programme
Mots-clés
Citation
Abounabhan, M. ; Dafe, F. et Hearson, M. (2026) L’affaiblissement des plateformes : pouvoir des entreprises et taxation des services financiers numériques, New Political Economy, 31(1), https://doi.org/10.1080/13563467.2025.2611877
Autres ressources