Ce document de travail aborde l’impôt foncier sous un angle urbain. Il porte plus précisément sur le fonctionnement de cet impôt dans deux villes secondaires africaines, Kisumu (Kenya) et M’Bour (Sénégal). L’article identifie trois facteurs expliquant la faiblesse de la collecte dans ces deux villes : le décalage entre l’échelle spatiale de la collecte et celle de l’utilisation des fonds ; des ressources et des capacités de collecte limitées ; et les perceptions qu’ont les agents du fisc eux-mêmes de la légitimité de l’impôt foncier. Ces facteurs ont des effets tangibles sur le fonctionnement quotidien de la fiscalité foncière. Les deux cas montrent également que les agents du fisc déploient des efforts constants pour améliorer la collecte. Si les mêmes types de difficultés apparaissent à Kisumu et à M’Bour, la manière dont les agents y répondent reflète le contexte propre à chaque lieu et le point de vue de ceux qui y travaillent. Ce constat confirme que les agents du fisc locaux ne sont pas de simples destinataires de la politique fiscale, mais des acteurs actifs de la façon dont les politiques s’appliquent concrètement. Globalement, améliorer la fiscalité foncière suppose d’agir sur l’alignement, les capacités et la légitimité. Plutôt qu’une réforme descendante, cette recherche suggère toutefois que s’appuyer sur les perceptions et les pratiques des agents du fisc offrira une voie plus efficace pour améliorer progressivement l’impôt foncier dans les petits centres urbains d’Afrique.
Document de travail
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L’impôt foncier dans les villes secondaires africaines : enseignements des cas de Kisumu (Kenya) et de M’Bour (Sénégal)
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
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