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Liste de lectures sur la Convention fiscale de l’ONU, partie 2 : Protocole 1 – Imposition des services transfrontaliers

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Liste de lectures sur la Convention fiscale de l'ONU, partie 2 : Protocole 1 - Imposition des services transfrontaliers

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Le Protocole 1 de la Convention-cadre sur la coopération fiscale internationale, actuellement en négociation à l’ONU, s’attaque à l’une des questions les plus controversées de la fiscalité internationale : lorsque des services traversent les frontières, qui a le droit d’imposer les revenus qu’ils génèrent ?

Pendant des décennies, la réponse donnée par les modèles de convention fiscale de l’OCDE (et, dans une moindre mesure, de l’ONU) et par les conventions fiscales bilatérales négociées entre pays a largement favorisé les pays de résidence, où les entreprises ont leur siège. Mais à mesure que la mondialisation et la numérisation ont érodé le lien entre présence physique et création de valeur, cette répartition paraît de plus en plus déconnectée de la réalité économique, et les réseaux de conventions fiscales bilatérales de nombreux pays limitent leur capacité à mobiliser des ressources intérieures à partir de services fournis depuis l’étranger à des clients locaux.

Les négociations du Protocole 1, et de la Convention-cadre plus largement, offrent une véritable occasion de revoir la manière dont les services transfrontaliers sont imposés. Mais, comme nous l’avons examiné dans notre récente note de politique, cela n’est pas sans arbitrages difficiles concernant, entre autres, la forme juridique, l’assiette fiscale, les seuils, les règles de rattachement et l’interaction avec les conventions.

Dans la partie 2 de notre liste de lectures sur la Convention fiscale de l’ONU (lisez la partie 1 sur le processus onusien et le contexte institutionnel ici !), nous rassemblons les recherches et analyses clés pour vous aider à comprendre ce qui se négocie et pourquoi c’est important.

Nous mettrons régulièrement à jour les trois parties de cette liste de lectures à mesure que de nouveaux documents pertinents paraissent, alors revenez consulter les dernières ressources.

Sur le Protocole 1

  • [UNIVERSITAIRE] Global Tax Wars in the Digital Era, par Assaf Harper (2025) : Analyse comment la numérisation intensifie la concurrence pour l’autorité fiscale, approfondit les rivalités institutionnelles et recadre la gouvernance fiscale mondiale autour de luttes de pouvoir autant que de normes techniques.
  • [UNIVERSITAIRE] Trading away tax sovereignty? How trade rules shape taxation of the digital economy in Africa, par Karishma Banga, Alexander Beyleveld et Martin Luther Munu (2025) : Développe un cadre montrant comment les règles commerciales sur les services, les transmissions électroniques et les produits numériques limitent la capacité des pays africains à prélever l’impôt sur les sociétés, la TVA, les droits de douane et les taxes sur les services numériques, comme le démontrent des études de cas sur le Kenya, le Rwanda et l’Afrique du Sud.
  • [UNIVERSITAIRE] Briefing Paper: Towards a Protocol on Taxing Cross-Border Services, par Lyla Latif (2025) : Soutient que la complexité croissante des services transfrontaliers numériques et professionnels exige un protocole onusien dédié définissant de nouvelles règles de rattachement, d’assiette, de seuils et d’application pour moderniser les cadres fiscaux.
  • [ORGANISATION INTERGOUVERNEMENTALE] Towards a UN Protocol for Taxing Cross-Border Services in a Digitalised Economy, par Abdul Muheet Chowdhary, Anne Wanyagathi Maina et Kolawole Omole, South Centre (2024) : Propose un protocole onusien pour harmoniser les taxes sur les services numériques, inclure les services numériques automatisés, traiter la double imposition et orienter les recettes vers les ODD, le G20 servant de forum stratégique pour en façonner l’architecture.
  • [UNIVERSITAIRE] Taxing data when the United States disagrees, par Tarcísio Diniz Magalhães et Allison Christians (2024) : Soutient que, les taxes sur les services numériques provoquant des représailles américaines, les juridictions de la source devraient revoir les mécanismes de l’impôt sur le revenu, en recourant à la retenue à la source par interprétation des conventions, pour imposer de manière plus défensive les services fondés sur les données.
  • [UNIVERSITAIRE] Rethinking taxing rights, par Luís Eduardo Schoueri et Pedro Guilherme Lindenberg Schoueri (2024) : Examine comment la portée limitée, la complexité et la fragilité politique du Pilier 1 ont rouvert des débats centenaires sur la répartition, et soutient qu’une convention-cadre de l’ONU pourrait fixer des garde-fous pragmatiques et permettre une refonte multilatérale à plus long terme des droits d’imposition.
  • [UNIVERSITAIRE] A new framework for digital taxation, par Reuven Avi-Yonah, Young Ran Kim et Karen Sam (2022) : Livre une critique complète des Piliers OCDE/G20, souligne la fragilité du Pilier 1, met en garde contre la persistance des taxes sur les services numériques et les dérogations aux conventions, et propose un tournant normatif vers une taxe d’accise sur les données de type onusien.

Sources primaires

Sur le processus principal de négociation

Sur le Comité ad hoc (2024)

Sur la phase préalable à l’élaboration de l’agenda (2022-2023)

Avertissement : les opinions exprimées dans cet article sont celles de son ou de ses auteurs et ne reflètent pas nécessairement les positions ou les politiques de l’ICTD ni celles de ses bailleurs de fonds.

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