La SOMALIE n’est pas seulement l’un des pays les plus pauvres et les moins développés du monde, elle est aussi l’un des plus dangereux pour les percepteurs. Selon une estimation, un cinquième des agents du fisc de la capitale, Mogadiscio, ont été tués entre 2012 et 2014. Des gardes armés accompagnent désormais les autres dans leurs tournées. Le cas est peut-être extrême, mais la plupart des pays pauvres peinent à lever des recettes significatives, et donc à financer les infrastructures et les services de base.
Ces difficultés seront l’un des principaux sujets de discussion d’une conférence des Nations unies qui se tiendra à la mi-juillet à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, et qui débattra des moyens de financer les besoins les plus urgents des pays en développement. Elle précède deux autres grands rendez-vous cette année, qui espèrent fixer l’agenda du développement pour les quinze prochaines années. Lors du premier, à New York en septembre, l’ONU prévoit d’adopter des cibles mondiales de développement, les « objectifs de développement durable ». Lors du second, à Paris en décembre, elle espère s’accorder sur un dispositif mondial de lutte contre le changement climatique. Christine Lagarde, directrice générale du FMI, qualifie ces trois rencontres d’« occasion unique en une génération pour le développement mondial ».