Enquête d’opinion sur la fiscalité et la sécurité publique au Mexique
Cette enquête d’opinion, représentative à l’échelle nationale, a été menée au Mexique en 2013. Le questionnaire a été administré en face à face à un échantillon probabiliste de 1 300 adultes, à leur domicile. Les questions portent sur les attitudes à l’égard de l’impôt et de la sécurité publique, ainsi que sur les caractéristiques démographiques des personnes interrogées.
Ces données sont issues du projet financé par l’ICTD « Building Support for Taxation in Developing Countries with Security Challenges: Experimental Evidence from Mexico », mené par Gustavo Flores-Macías, PhD, professeur assistant de science politique à l’université Cornell.
Vous pouvez lire ci-dessous un résumé du document de travail ICTD n° 51 qui en est issu :
Malgré l’importance de la fiscalité pour le développement politique et économique, nous savons relativement peu de choses sur les conditions dans lesquelles les citoyens pourraient ne pas faire payer un coût politique aux dirigeants qui adoptent un impôt donné. S’appuyant sur la littérature relative à la conception des institutions, cet article examine comment certaines caractéristiques des impôts – la possibilité d’un contrôle par la société civile, des clauses d’extinction qui en limitent la durée, ou des mécanismes d’affectation qui en flèchent le produit vers une fin précise – influent sur le soutien politique dont ils bénéficient. Il évalue aussi le rôle de trois dimensions importantes de l’échange fiscal : la confiance dans le gouvernement, la perception de la qualité du bien public et le niveau de revenu. À partir d’une expérience originale intégrée à une enquête et portant sur la sécurité publique au Mexique, je constate que ces choix de conception renforcent le soutien politique à l’impôt, en particulier chez les personnes peu confiantes envers le gouvernement, celles qui jugent le bien public de bonne qualité et celles à faible revenu. Ces résultats ont des implications importantes pour le Mexique, comme pour nombre d’autres pays qui conjuguent de faibles niveaux de prélèvement et des besoins croissants de dépenses publiques.