Malgré l’importance de la fiscalité pour le développement politique et économique, nous savons relativement peu de choses sur les conditions dans lesquelles les citoyens pourraient ne pas faire payer un coût politique aux dirigeants qui adoptent un impôt donné. S’inspirant de la littérature sur la conception institutionnelle, cet article examine comment certaines caractéristiques des impôts, telles que la possibilité d’un contrôle par la société civile, les clauses de caducité qui rendent leur durée finie, et les mécanismes d’affectation qui destinent les recettes à une fin déterminée, influent sur le soutien politique dont ils bénéficient. Il évalue également le rôle de trois dimensions importantes de l’échange fiscal : la confiance dans le gouvernement, la perception du bien public et le niveau de revenu. À partir d’une expérience originale intégrée à une enquête et portant sur la fourniture de sécurité publique au Mexique, je constate que ces éléments de conception accroissent le soutien politique à l’impôt, en particulier chez les personnes ayant une faible confiance dans le gouvernement, une perception élevée de la qualité du bien public et un faible revenu. Ces résultats ont des implications importantes pour le Mexique, comme pour un certain nombre d’autres pays cumulant de faibles niveaux de prélèvement et des impératifs croissants de dépense publique.
Document de travail
51
Construire le soutien à l’impôt dans les pays en développement : données expérimentales du Mexique
La version originale est disponible en anglais
Points clés
Détails de la publication
Date
Editeur
- ICTD
Thème de recherche
Mots-clés
Autres ressources