Les pays à faibles revenus ont d’immenses besoins de financement. Alors que relever le défi climatique et atteindre les objectifs de développement durable exigent des investissements considérables, la pandémie de COVID-19 a mis en évidence un besoin urgent de dépenses de santé et de protection sociale. Avec la hausse du coût de la dette, la question du surcroît de recettes fiscales que ces pays peuvent lever est devenue centrale.
Ces dernières années ont vu paraître des estimations très ambitieuses, dont un document du FMI évoquant une hausse possible de 9 % du ratio impôts/PIB. Y voir un objectif atteignable à moyen terme est irréaliste. Les affirmations générales sur ces ratios, telles que celles défendues dans cette publication, sont non seulement méthodologiquement contestables, mais peuvent activement desservir les objectifs qu’elles prétendent servir.
Notre dernière note de synthèse soutient que ces projections optimistes négligent souvent un élément clé : le temps. Cela a des conséquences sur le financement du développement comme sur la politique et l’administration fiscales. À partir de ces arguments, chercheurs et praticiens débattront de la question de savoir si des objectifs fiscaux optimistes aident ou nuisent, et comment les améliorer.
Le webinaire est organisé en marge des réunions de printemps 2024 du FMI, où diverses parties prenantes, dont des ministres des Finances et du Développement et des décideurs, examineront les perspectives de l’économie mondiale et d’autres sujets d’intérêt général.
Intervenantes et intervenants
- Giulia Mascagni (présidence), ICTD
- Max Gallien et Adrienne Lees (présentation), ICTD
- Doris Akol, Fonds monétaire international
- Bernard Baimwera, Kenya School of Revenue Administration
- Kyle McNabb, ODI
- Modeste Fatoing Mopa, Fonds monétaire international
- Amina Ebrahim, UNU-WIDER