À l’heure où de nombreux pays africains subissent de fortes tensions budgétaires, le secteur en croissance rapide des services financiers numériques, et en particulier l’argent mobile, apparaît à certains comme une source naturelle de recettes. Mais taxer une technologie omniprésente et transformatrice se révèle difficile. Les taxes sur l’argent mobile ont été controversées, des mobilisations populaires ayant contraint les gouvernements à les réduire dans des pays comme le Ghana et l’Ouganda. De vives inquiétudes portent sur leur incidence négative pour l’inclusion financière et pour la progressivité des systèmes fiscaux. Ce séminaire, organisé par l’Institute of Development Studies (IDS), présente les résultats du programme de recherche DIGITAX de l’ICTD, mené sur trois ans, et les enseignements tirés des expériences nationales, les bonnes comme les mauvaises.
Intervenants
Martin Hearson, directeur de recherche de l’ICTD et chercheur au pôle gouvernance de l’IDS. Politologue, il travaille sur la dimension politique de la fiscalité internationale des entreprises, et en particulier sur la relation entre pays à faibles et à hauts revenus.
Awa Diouf, chercheuse postdoctorale à l’ICTD et au pôle gouvernance de l’IDS. Économiste spécialiste des finances publiques dans les pays en développement et en transition, elle s’intéresse particulièrement aux questions fiscales de ces pays. Elle a rejoint l’équipe DIGITAX de l’IDS pour travailler sur l’évaluation de l’incidence des taxes sur les services financiers numériques et sur la conception d’une fiscalité efficace.
Cet événement est présidé par Caroline Khene, chercheuse associée et responsable du pôle numérique et technologies de l’Institute of Development Studies.