Le 6 octobre, Trevor Hopper, professeur émérite de comptabilité de gestion à l’université du Sussex, a donné un séminaire à l’Institute of Development Studies, accueilli par l’ICTD. Le thème en était « Accounting for Development ».
La comptabilité peut sembler périphérique au développement – mieux compter ne résoudra pas la pauvreté – mais elle est un rouage essentiel, quoique négligé, des mécanismes du développement. Trop souvent, les systèmes techniques, les réglementations et les concepts en usage dans les pays riches sont simplement transposés aux pays pauvres.
Cela masque toute une série de problèmes : leur biais en faveur des idéologies et des intérêts du Nord, à commencer par ceux des multinationales ; une prise en compte insuffisante des situations, des besoins et de la participation locales ; des difficultés de mise en œuvre ; des rapports de pouvoir inégaux ; et une orientation vers des fins financières plutôt que de développement. D’où l’échec de nombreuses politiques comptables recommandées ou imposées par des institutions extérieures.
Écoutez l’intervention complète ICI.
