On peut légitimement craindre que l’aide étrangère n’évince les recettes fiscales nationales. À court terme, cela aurait des conséquences négatives sur les recettes du gouvernement bénéficiaire et, sur une période plus longue, pourrait corroder la gouvernance en rompant le contrat social. Ces dernières années, deux articles ont présenté des résultats empiriques suggérant que, si les prêts d’aide échappent à ces craintes, les dons, eux, évincent bien les recettes fiscales. Des travaux antérieurs ont montré que les résultats du premier article, Gupta et al. (2004), ne résistaient ni à l’ajout de données plus récentes ni à l’introduction d’un décalage minimal sur les variables d’aide (moyen simple de réduire les problèmes d’endéogénéité). Le présent article traite de la seconde contribution, Benedek et al. (2012), et constate que ses résultats ne peuvent être reproduits. Ils souffrent en outre de problèmes sérieux tenant à une variable dépendante construite à partir de plusieurs sources et définitions de données incompatibles. Diverses techniques économétriques sont mises en oeuvre, y compris sur données nouvelles, l’ensemble des éléments allant dans le sens d’un effet modeste mais positif de l’aide étrangère sur les recettes fiscales nationales. Les craintes d’un effet négatif des dons apparaissent infondées et s’expliquent par un usage inapproprié des données ou par des problèmes d’endéogénéité.
Document de travail
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Aide étrangère et fiscalité nationale : plusieurs sources, une seule conclusion
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
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