Bien qu’il se classe 173e sur 198 pays pour les émissions de gaz à effet de serre par habitant, le Kenya fait partie des 20 pour cent de pays les plus vulnérables au climat dans le monde. Les chocs climatiques, sécheresses, inondations et glissements de terrain, reviennent tous les deux à trois ans et ont coûté à l’économie entre 3 et 5 pour cent du produit intérieur brut au cours de la dernière décennie. En réponse, le Kenya a bâti une architecture ambitieuse de gouvernance climatique. Sa contribution déterminée au niveau national, actualisée en 2020, engage le pays à réduire ses émissions de 32 pour cent d’ici 2030. Trois plans d’action nationaux successifs sur le changement climatique traduisent cet engagement en actions sectorielles dans sept domaines prioritaires : gestion des risques de catastrophe ; sécurité alimentaire et nutritionnelle ; eau, pêche et économie bleue ; forêts, faune sauvage et tourisme ; santé, assainissement et habitat ; industrie manufacturière ; énergie et transport. La politique budgétaire, qui couvre la fiscalité et la dépense publique, y est reconnue comme un instrument déterminant pour rendre ces engagements opérationnels.
Cette étude évalue si les mesures budgétaires adoptées par le Kenya sont cohérentes avec ses objectifs climatiques nationaux. Elle porte sur la conception des politiques et l’intention affichée plutôt que sur les résultats de mise en œuvre, et couvre les instruments budgétaires nationaux.