Jugée à l’aune des critères habituels d’une administration fiscale efficace, tels que les applique l’outil diagnostique d’évaluation de l’administration fiscale (TADAT), l’administration fiscale du Malawi apparaît très peu performante, même au regard des standards des pays à faible revenu. Ces observations entrent en contradiction avec deux faits : cette administration (a) parvient plutôt efficacement à prélever une part relativement élevée du produit intérieur brut en impôts, supérieure à la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne chaque année depuis 2009, et (b) en collecte une forte proportion par un canal habituellement considéré comme très difficile, celui des impôts directs sur les bénéfices des sociétés et sur les revenus d’emploi. Cet article entend explorer cette énigme en détail. La question est examinée à travers la performance de cette administration dans quatre domaines : l’immatriculation des contribuables et la gestion des données ; la détection et la poursuite de la fraude fiscale par le contrôle ; le traitement des recours et réclamations administratives par une procédure de règlement des différends ; et la fourniture de services et d’assistance aux contribuables par l’éducation fiscale.
Résumé de recherche
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Évaluer la performance des administrations fiscales africaines : l’énigme malawienne
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
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