Nous contribuons à la recherche sur les inégalités et les hauts revenus mondiaux en présentant les premiers calculs des parts de revenu des plus riches et des taux d’imposition effectifs au Chili, à partir de microdonnées individuelles de déclarations fiscales de 2005 et 2009. Nous accordons une attention particulière aux revenus d’entreprise, qui dominent au sommet. Notre analyse inclut non seulement les bénéfices distribués, mais aussi la large part des bénéfices constatés et conservés par les entreprises, rarement analysés compte tenu de la difficulté à identifier les propriétaires individuels. Notre estimation la plus prudente de la part de revenu du 1 pour cent le plus riche est de 15 pour cent, la cinquième plus élevée de la littérature sur les hauts revenus. Lorsque les bénéfices distribués sont corrigés de la fraude, cette part atteint 22 à 26 pour cent. Lorsque nous élargissons la notion de revenu pour inclure les bénéfices constatés, que nous imputons aux contribuables à partir des parts de propriété calculées d’après les déclarations fiscales des entreprises, la part du 1 pour cent le plus riche s’élève à 23 pour cent au minimum. Malgré cette concentration impressionnante des revenus, le 1 pour cent le plus riche acquitte des taux d’imposition effectifs moyens modestes, de 15 à 16 pour cent.
Article publié en ligne pour la première fois le 10 avril 2015 DOI : 10.1111/roiw.12196
Note : cette recherche a été financée par l’International Centre for Tax and Development (ICTD), Sussex, Royaume-Uni. Nous remercions le Servicio de Impuestos Internos chilien de sa généreuse coopération, qui nous a donné accès aux données de l’administration fiscale. Nous remercions Emmanuel Saez, deux rapporteurs anonymes de ROIW, quatre relecteurs anonymes de l’ICTD, Mick Moore, Berkay Ozcan et Facundo Alvaredo pour leurs commentaires utiles.
Pour l’article complet et de plus amples détails, consultez http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/roiw.12196/abstract