La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) s’est imposée comme l’un des principaux modes de levée de recettes fiscales dans le monde, mais son rendement est nettement inférieur aux attentes dans les pays africains. Pour améliorer la conformité, la Tanzanie a introduit des dispositifs fiscaux électroniques, qui transmettent automatiquement à l’administration fiscale les informations relatives aux transactions commerciales. La collecte de la TVA ne s’est pourtant pas améliorée comme escompté. Dans cet article, nous examinons le respect de l’obligation d’utiliser ces dispositifs et identifions les facteurs qui l’influencent. Une innovation de cette étude tient à l’observation directe de leur usage : nos enquêteurs attendaient les clients à la sortie des commerces, vérifiaient leur ticket, les interrogeaient, puis interrogeaient les commerçants. Ce protocole nous a permis d’observer le comportement réel de chaque entreprise dans la délivrance des tickets, atténuant ainsi le problème des déclarations mensongères sur la conformité, fréquent dans les données d’enquête auto-déclarées. Nous constatons que ce respect est associé non seulement à la perception qu’a l’entreprise du comportement des autres entreprises et à sa satisfaction à l’égard des services publics, mais aussi, et plus fortement, à la perception qu’ont les clients des risques de détection et de sanction.
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Le client est roi : données sur le civisme en matière de TVA en Tanzanie
La version originale est disponible en anglais
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- Elsevier Ltd
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