Partout dans le monde, l’effort fiscal repose de plus en plus sur des impôts régressifs assis sur la consommation et sur les salaires, qui dépriment la consommation et l’emploi.
Le système fiscal actuel est obsolète. Il sous-impose la richesse et les transactions financières ainsi que les externalités négatives telles que la pollution et les mouvements de capitaux à court terme, tout en surimposant le secteur manufacturier, les services publics et, dans certains cas, l’immobilier.
Dans les pays en développement, l’effort fiscal est souvent insuffisant pour financer les besoins de développement, en raison du recul de l’imposition des revenus, de retours injustement faibles sur les ressources naturelles, de l’augmentation des exonérations fiscales et de la faiblesse du civisme fiscal et de l’administration.
Rosa plaide pour une refonte du système fiscal qui accroîtrait l’emploi et le revenu disponible des 50 pour cent les plus pauvres de la population. Cela augmenterait la consommation, l’investissement et la croissance économique, réduirait les inégalités de revenus et soutiendrait des marchés concurrentiels et une gouvernance démocratique.
Ce texte vise à encourager un débat ouvert sur la nécessité de réformer la politique fiscale afin d’accroître l’emploi et les revenus, de réduire les inégalités et de générer de la croissance. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement les vues et les positions de la Banque mondiale.