KIGALI est une ville charmante. Les tours y poussent de jour en jour et la plupart des visiteurs étrangers sont frappés par sa propreté, son ordre et son efficacité. Elle compte depuis quelques années parmi les villes qui croissent le plus vite au monde, avec un essor très visible de l’immobilier résidentiel et commercial.
L’afflux d’agences internationales et de travailleurs humanitaires, après le génocide de 1994, a aussi fait flamber la demande de logements locatifs. Jusqu’à une date récente, il était courant de trouver à Kigali une grande maison louée 3 000 à 4 000 dollars par mois.
Capitale du Rwanda, forte de près d’un million d’habitants, Kigali pourrait, on l’imagine, tirer de l’impôt foncier des recettes importantes. Le Rwanda passe d’ailleurs pour avoir le système fiscal le plus efficace. Hélas, l’impôt foncier n’a représenté ces dernières années qu’un maigre 3 % des recettes locales de Kigali. C’est bien en deçà des 20 à 30 % de certains pays voisins et des 80 % qu’il atteint parfois dans les pays développés.
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