Malgré sa viabilité, le recouvrement de l’impôt foncier se heurte dans de nombreux pays africains à d’importantes difficultés techniques. Dans la plupart d’entre eux, les rues n’ont guère de noms et les maisons guère de numéros. S’y ajoutent souvent la difficulté à tenir à jour les registres fonciers et le manque d’évaluateurs professionnels.
Les grands propriétaires sont généralement des personnes influentes qui, le plus souvent, ont des intérêts à défendre et les moyens de faire pression pour ne pas être imposées sur leurs biens.
Approfondir ces questions, et mettre ainsi en lumière les inconvénients de l’absence d’un régime d’impôt foncier digne de ce nom, pourrait aider à réformer les systèmes fiscaux de nombreux pays africains afin de lever les recettes dont ils ont tant besoin pour les services publics et les projets de développement.