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Un nouveau financement de la Gates Foundation et du DFID pour aider les gouvernements africains à accroître leurs recettes fiscales et à réduire leur dépendance à l’aide

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Un nouveau financement de la Gates Foundation et du DFID pour aider les gouvernements africains à accroître leurs recettes fiscales et à réduire leur dépendance à l'aide
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Sur la photo : la secrétaire d’État britannique au Développement international Priti Patel, Bill Gates et Richard Branson évoquent l’importance d’investir dans la recherche, lors de la réunion annuelle Grand Challenges à Londres.

La Bill & Melinda Gates Foundation et le Department for International Development britannique viennent d’accorder plus de 3 millions de livres sterling à l’International Centre for Tax and Development (ICTD), pour des travaux de recherche et de renforcement des capacités qui aideront les gouvernements africains à lever l’impôt de manière plus efficace et plus équitable.

Les systèmes fiscaux africains font face à de nombreuses difficultés : des assiettes étroites qui surtaxent les uns tout en épargnant les autres, une capacité limitée à imposer les comptes complexes des multinationales, la prévalence d’une fiscalité informelle souvent coercitive, et de faibles niveaux de transparence et de confiance du public envers le système fiscal formel.

Renforcer la mobilisation des ressources intérieures est une cible des objectifs de développement durable, les recettes intérieures constituant une source de financement plus stable et plus pérenne, susceptible aussi de renforcer le lien entre les citoyens et l’État et de favoriser une gouvernance responsable.

Pour y parvenir, il est urgent de disposer de recherches de qualité pour éclairer les politiques et les pratiques administratives des agences fiscales africaines, ainsi que d’actions de renforcement des capacités et de dialogue public garantissant des systèmes de collecte justes, transparents et efficaces.

Hébergé par l’Institute of Development Studies, l’ICTD s’est imposé comme une référence indépendante de premier plan sur la fiscalité et le développement.

Mick Moore, directeur général du Centre, a déclaré : « L’ICTD est particulièrement bien placé pour mener ce programme de recherche, avec d’excellents liens avec les personnes qui travaillent sur les questions fiscales en Afrique aux niveaux national, régional et international, et une équipe interdisciplinaire venue de l’économie, du droit, de la science politique et de l’administration fiscale. »

Plus tôt cette semaine, la secrétaire d’État britannique au Développement international, Priti Patel, a lancé la toute première DFID Research Review lors d’une conférence où elle s’est entretenue avec Bill Gates et Richard Branson. La revue a souligné le fort impact des travaux de l’ICTD sur la communication avec les contribuables et le civisme fiscal au Rwanda, et sur l’imposition des personnes à très haut patrimoine en Ouganda.

Ce nouveau financement du DFID et de la Gates Foundation permettra à l’ICTD de :

  1. produire et diffuser des recherches de qualité, orientées vers l’action publique, sur des thèmes tels que le civisme fiscal, fiscalité et inégalités, la fiscalité infranationale et la fiscalité dans les États fragiles ou touchés par un conflit ;
  2. lancer de nouveaux programmes de recherche sur fiscalité et genre et sur la fiscalité infranationale, avec la création de l’African Property Tax Initiative ;
  3. contribuer à renforcer la capacité des chercheurs africains à produire des travaux de qualité sur la fiscalité, et constituer deux réseaux nationaux de recherche fiscale, en Éthiopie et au Nigeria.

Crédit photo : T. Holden – DFID

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