Les spécialistes des finances publiques et de la décentralisation budgétaire dans les pays en développement et en transition plaident de longue date pour un recours plus intensif à l’impôt foncier. Il apparaît comme le choix idéal pour financer les services des collectivités locales. Issus d’une conférence du Lincoln Institute tenue en octobre 2006, les chapitres de cet ouvrage prolongent cet argument en s’appuyant sur l’expérience récente en matière de politique et d’administration de l’impôt foncier.
Deux grandes séries de questions y sont traitées. Premièrement, pourquoi l’impôt foncier n’a-t-il pas bien fonctionné dans la plupart des pays en développement et en transition ? Deuxièmement, que peut-on faire pour en faire une ressource plus pertinente pour les collectivités locales de ces pays ? Les nombreux avantages de l’impôt foncier comme source de recettes locales sont analysés et discutés en détail, tout comme ses nombreux inconvénients supposés.
Réuni par les codirecteurs Roy Bahl, Jorge Martinez-Vazquez et Joan Youngman, ce volume examine si l’impôt foncier peut être rendu opérant dans des contextes variés. Le fil conducteur de la plupart des chapitres est que l’impôt foncier se trouve dans une transition perpétuelle, et que sa politique comme son administration ne cessent d’évoluer. La plupart des analyses n’en restent pas moins optimistes quant au fait que ces transitions vont dans la bonne direction.