On craint largement que, dans certaines régions du monde, les gouvernements ne soient pas en mesure d’exercer une autorité effective. Lorsque les gouvernements échouent, des forces plus sinistres prospèrent : seigneurs de guerre, trafiquants d’armes, réseaux de narcotrafic, gangs de ravisseurs, réseaux terroristes, milices armées. Pourquoi les gouvernements échouent-ils ? Cet ouvrage explore une idée ancienne revenue au premier plan : l’autorité, l’efficacité, la redevabilité et la capacité de réponse sont étroitement liées aux modalités de financement des gouvernements. Il importe que les gouvernements imposent leurs citoyens plutôt que de vivre des recettes pétrolières et de l’aide étrangère, et la manière dont ils les imposent compte tout autant. La fiscalité suscite des demandes de représentation, et une administration fiscale efficace constitue le pilier central de la capacité de l’État. À partir d’études de cas menées en Afrique, en Asie, en Europe de l’Est et en Amérique latine, cet ouvrage présente et évalue ces arguments, actualise à la lumière de la situation des pays pauvres contemporains des théories issues de l’histoire européenne, et en tire des conclusions à l’usage des décideurs publics.
Points forts
• Explique pourquoi la fiscalité constitue un enjeu important au regard des questions de « mauvaise gouvernance »
• Associe un cadre historique et théorique à des cas détaillés issus du monde entier
• L’argumentaire et les cas intéressent directement les décideurs : ces questions figurent aujourd’hui tout en haut de l’agenda des institutions internationales d’aide et de développement, comme les agences nationales européennes d’aide, l’OCDE ou la Banque mondiale