Nous savons actuellement très peu de choses sur l’imposition des professionnels en Afrique : les travaux académiques sur cette catégorie de contribuables sont rares. Les quelques recherches existantes se situent dans la littérature sur l’imposition des contribuables « difficiles à imposer », terme qui, dans la littérature sur la fraude fiscale, désigne les agriculteurs, les petites et moyennes entreprises et les professions libérales. Le discours académique sur ces contribuables dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et particulièrement en Afrique, s’est toutefois concentré avant tout sur les agriculteurs et les petites et moyennes entreprises. Les professions libérales sont rarement examinées de manière critique, alors même que la littérature reconnaît que, compte tenu de leurs revenus potentiels, le montant absolu de la fraude imputable aux professionnels dans ces pays est probablement plus élevé que celui des agriculteurs et des petites et moyennes entreprises. Cet article part du principe qu’il est judicieux de commencer à se pencher plus sérieusement sur les professions libérales indépendantes dans les efforts de politique et d’administration visant à accroître la collecte de l’impôt dans le secteur informel en Afrique. Sur cette base, l’auteur propose trois enseignements que l’on peut tirer d’une étude de cas kenyane sur l’imposition des professions libérales indépendantes en Afrique.
Publication sur l'administration fiscale africaine
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L’imposition des professions libérales en Afrique : trois enseignements d’une étude de cas kenyane
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
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