Les recettes tirées de l’exploitation minière représentent une occasion de développement importante, en particulier dans les pays africains pauvres en revenus mais riches en ressources. On sait toutefois peu de choses sur la mesure dans laquelle ces pays ont profité du boom minier mondial récent, de 2003 à 2013. Cet article constate que les approches existantes pour tester la théorie de la rente constituent une base complexe pour apprécier le partage des recettes entre les gouvernements et les entreprises. Explorant plutôt une approximation fondée sur le rapport entre la contribution minière ajustée aux recettes publiques et sa contribution au produit intérieur brut, l’article constate que les niveaux de partage des recettes minières de 1994 à 2013 se situent bien en deçà de l’optimum, tout en s’améliorant ces dernières années. Le Botswana fait exception, où la participation au capital a également constitué un élément important, représentant 58 pour cent des recettes publiques totales tirées des mines de 2000 à 2012. Si les autres pays africains étudiés (Ghana, Afrique du Sud, Tanzanie et Zambie) avaient atteint le même rapport relatif entre contribution minière aux recettes et à l’économie, nous estimons que leurs recettes publiques tirées des mines auraient pu être supérieures de 2 à 13 pour cent du PIB par an en moyenne. L’article constate que les principaux déterminants du partage des recettes sont les niveaux d’imposition, de prix et de production, le coût de l’investissement et de l’exploitation étant nettement moins significatif.
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