Le contexte de crises multiples de ces dernières années, dont la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et la multiplication des événements climatiques graves, a une fois de plus souligné la nécessité pressante, pour les marchés émergents et les pays en développement, d’élargir leurs capacités budgétaires. Identifier de nouveaux moteurs de recettes fiscales est aujourd’hui une préoccupation majeure de nombreux gouvernements et chercheurs à travers le monde.
Les services financiers numériques, comme les services d’argent mobile, se sont imposés comme une force de transformation du paysage de l’inclusion financière dans le monde en développement, en permettant à des personnes et à des entreprises auparavant exclues du secteur bancaire classique d’accéder à des services financiers de base. Initialement centrée sur les transferts nationaux de personne à personne, l’industrie de l’argent mobile a considérablement diversifié son offre. Elle propose désormais une gamme de solutions mobiles pour le paiement de factures, les paiements marchands, les transferts de la personne vers l’État ou les transferts internationaux de fonds, facilitant ainsi les transactions quotidiennes des particuliers et des entreprises.
Dans ce contexte, cet article entend explorer l’effet potentiel de l’expansion rapide des services d’argent mobile sur les recettes fiscales hors ressources naturelles dans ces pays. Résumé du document de travail n° 194 de l’ICTD.