Puisque près des deux tiers de la population active mondiale travaillent dans l’économie informelle, réformer les politiques budgétaires pour les taxer plus équitablement est peut-être le levier le plus efficace pour réduire les inégalités et améliorer les conditions de vie des travailleurs pauvres.
Repenser les approches de la taxation de l’économie informelle, dans les pays du G20 comme dans les pays partenaires à faible revenu, peut constituer un pilier central de l’agenda du G20 sur la réforme des politiques budgétaires visant à réduire les inégalités et à éradiquer la pauvreté.
Les principales difficultés dans ce domaine sont les suivantes :
- des régimes fiscaux régressifs et inéquitables dans les pays où l’emploi informel est très répandu ;
- un important déficit de financement de la protection sociale dans les pays à forte économie informelle ; et
- des niveaux élevés de pauvreté et d’inégalité de revenu.
Le G20 peut jouer un rôle crucial de sensibilisation et de soutien aux politiques budgétaires qui réduisent les inégalités et favorisent l’inclusion et la cohésion sociale. Il peut soutenir une taxation plus équitable du secteur informel par les actions suivantes :
- soutenir une taxation plus équitable du secteur informel au sein des pays membres et dans les pays à fort emploi informel ;
- étendre la protection sociale aux travailleurs informels et combler le déficit de financement correspondant sans augmenter les impôts des travailleurs informels à faible revenu ;
- promouvoir une fiscalité progressive au-delà de l’économie informelle afin de réduire les inégalités de revenu et la pauvreté ; et
- faciliter la production de connaissances, le partage d’informations et les échanges Sud-Sud entre administrations fiscales.