Ce bulletin politique passe en revue les difficultés et le potentiel de la taxation des économies informelles africaines, à partir de recherches récentes du Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF) et de l’International Centre for Tax and Development (ICTD). Il constate que beaucoup des stratégies actuellement employées font peser une charge disproportionnée sur les opérateurs à faible revenu, rapportent peu de recettes et risquent d’affaiblir la confiance des contribuables envers les administrations fiscales. Le document plaide pour un engagement plus ciblé et davantage fondé sur les données auprès des économies informelles.
Parmi les principales recommandations figurent : concentrer les efforts fiscaux sur les revenus les plus élevés au sein des économies informelles, élaborer des stratégies fiscales sectorielles, améliorer la coordination entre agences publiques, donner la priorité à des politiques attentives à la pauvreté, et associer les représentants du secteur informel afin de nourrir la confiance. Le document souligne l’importance de la recherche menée en partenariat avec les administrations fiscales, afin de concevoir et d’évaluer des politiques efficaces et inclusives de taxation des économies informelles.