Les pays africains à faible revenu ont récemment commencé à taxer l’argent mobile et les services numériques comme moyen d’accroître leurs recettes fiscales. Les éléments restent toutefois limités quant à l’effet concret de ces taxes, ou quant à la structure idéale d’une politique fiscale bien conçue, équitable et transparente en ce domaine.
L’introduction d’une nouvelle taxe publique sur l’argent mobile en Tanzanie, le 1er juillet 2021, en plus de la taxe sur la valeur ajoutée de 18 pour cent et du droit d’accise de 10 pour cent existants, a suscité un tollé général. Citoyens et détracteurs ont exprimé leur inquiétude quant à son effet possible sur les ménages à faible revenu, en particulier sur l’inclusion financière des groupes marginalisés. Plusieurs ajustements ont donc été apportés à cette taxe, jusqu’à sa suppression partielle en juillet 2023.
Résumé du document de travail n° 213 de l’ICTD.