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Coûteux d’être commerçante : la réalité de l’imposition des vendeurs de marchés aux puces au Zimbabwe

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Coûteux d'être commerçante : la réalité de l'imposition des vendeurs de marchés aux puces au Zimbabwe
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La part des activités économiques classées comme informelles ou de petite échelle est exceptionnellement élevée au Zimbabwe. Étant donné l’état déprimé de l’économie sur une longue période, il est logique que le gouvernement impose plus activement les petites activités commerciales.

Concrètement, le gouvernement a instauré en 2005 un impôt forfaitaire, assis sur le revenu brut, dû par les petits commerçants de certains secteurs. Cet impôt a été élargi à davantage de petites entreprises en 2011. Alors qu’une part croissante du petit commerce y est assujettie, on sait peu de choses de l’effet de cet impôt sur les commerçants eux-mêmes, et en particulier sur les femmes, qui constituent la majorité des petits commerçants au Zimbabwe.

Cette étude entend mettre au jour la réalité de la fiscalité du petit commerce zimbabwéen en se concentrant sur les vendeurs de marchés aux puces. La recherche a comporté des entretiens avec de petits commerçants des marchés aux puces de Harare et de Bulawayo, avec des responsables publics et des membres d’une association de petits commerçants, ainsi que des groupes de discussion avec des vendeurs. L’article analyse les différents types de prélèvements acquittés par ces vendeurs, la part de leur revenu versée en impôts, et les disparités de genre dans cette imposition. À partir d’une approche par contribuable représentatif, il constate que les vendeurs de marchés aux puces acquittent une part plus élevée de leur revenu en impôts que les commerçants formels : les prélèvements qui pèsent sur eux sont donc fortement régressifs. Les femmes qui travaillent sur ces marchés sont plus durement touchées, parce qu’elles gagnent bien moins que les hommes, et sont donc davantage exposées au caractère régressif des prélèvements informels, et parce que les marchés concernés comptent plus de femmes que d’hommes. L’article examine les implications de ces constats pour la politique fiscale applicable aux petits commerçants en général, et aux vendeurs de marchés aux puces en particulier.

Lisez la synthèse de deux pages de cet article.

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