Dans cet article, nous examinons la fiscalité des marchés de Dar es Salaam sous l’angle du genre. Nous ne trouvons aucun signe de biais de genre dans la manière dont les commerçants sont imposés, mais nous mettons au jour un problème de genre majeur auquel nous ne nous attendions pas : les frais de toilettes. Les commerçantes paient jusqu’à 18 fois plus pour l’usage quotidien des toilettes du marché que ce qu’elles acquittent au titre de la taxe de marché. Ces frais élevés ont un effet différencié et défavorable sur les femmes, qui ont besoin des toilettes plus fréquemment que les hommes et disposent de moins d’alternatives. Cela montre qu’une focalisation sur les systèmes fiscaux formels ne révèle pas tous les liens complexes entre genre et fiscalité dans le secteur informel des pays en développement. Une perspective de genre sur la fiscalité des marchés exige d’examiner de manière globale les usages et les modes de financement différenciés des biens et services collectifs. Lisez la version abrégée en deux pages de cet article.
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Des toilettes, pas des taxes : l’inégalité de genre sur les marchés de Dar es Salaam
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
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