Le secteur de la pêche au Kenya peut se développer de manière plus durable et lever des recettes. Les stocks halieutiques sont pourtant surexploités, et le secteur génère peu de recettes pour sa gestion et son développement. La pêche emploie 1,6 million de personnes, contribue pour 2 pour cent aux recettes totales en devises par les exportations et les accords de pêche, et absorbe de la main-d’œuvre rurale. Le secteur a besoin d’une gestion plus efficace pour renforcer les possibilités économiques, et les recettes qui en sont tirées devraient y être réinvesties afin de bâtir ses institutions.
Une occasion de changement se présente aujourd’hui. Le règlement d’application de la loi de 2016 sur la gestion et le développement de la pêche a été officiellement adopté à l’été 2024. Cet article examine comment le gouvernement kenyan peut saisir cet élan et faire de la fiscalité un instrument à la fois de développement durable de la pêche et de mobilisation de recettes. Notre recherche a compris un examen des textes juridiques de référence, des entretiens approfondis et l’analyse de données sur les impôts intérieurs.
Résumé du document de travail n° 206 de l’ICTD.