Les points de contrôle et les taxes de transit qui peuvent y être prélevées ont été au cœur des vicissitudes de la formation de l’État afghan et du conflit, et sont essentiels pour comprendre l’accession des Talibans au pouvoir.
Dans ce nouveau document de travail, Sarajuddin Isar, ancien directeur de cabinet de la banque centrale d’Afghanistan devenu chercheur, avance que la taxation aux points de contrôle est un moyen clé de créer et de négocier des rentes entre acteurs étatiques et non étatiques, qui façonne les règlements politiques et le conflit. L’étude souligne l’importance de cette taxation non seulement pour le financement de l’insurrection talibane, qui a contribué à l’effondrement de la République, mais aussi pour la transformation d’un groupe rebelle en autorité de fait. Si le document porte principalement sur la période troublée de l’après-2001 et sur l’accession des Talibans au pouvoir, il montre que ces dynamiques s’inscrivent dans des luttes historiques plus larges, s’étendant sur des siècles.
Ce document est le deuxième d’une nouvelle série de documents de travail intitulée Roadblocks and revenues, fruit d’une collaboration entre l’ICTD, le Danish Institute for International Studies (DIIS) et le Centre on Armed Groups (CAG).
Cette série de documents de travail est généreusement financée par la Fondation Carlsberg au titre de la subvention Semper Ardens: Accelerate « TRADECRAFT ». En savoir plus sur le projet ici.
Lire le premier document de la série ici.