Les gouvernements qui n’ont pas la capacité d’exploiter eux-mêmes les ressources doivent attirer des investissements directs étrangers. Mais comme les ressources ne sont pas renouvelables, les pays doivent capter une part « équitable » de la rente minérale pour financer leur développement. Alors que la forte hausse des cours mondiaux de la plupart des minéraux (en particulier l’or, le cuivre, le fer et la bauxite) a multiplié par 4,6 le chiffre d’affaires mondial du secteur minier entre 2002 et 2010, les recettes fiscales tirées par les gouvernements africains du secteur des ressources naturelles non renouvelables n’ont progressé que d’un facteur 1,15 (Mansour 2014). Le partage de la rente minérale entre les gouvernements et les investisseurs est souvent critiqué comme défavorable aux gouvernements africains. Mais que savons-nous réellement du partage de cette rente en Afrique ? L’objet de cette étude est de passer en revue les travaux théoriques et empiriques sur le partage de la rente en Afrique, et d’en relever les limites au regard de la connaissance du partage effectif de la rente minérale.
Document de travail
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Que savons-nous du partage de la rente des ressources minérales en Afrique ?
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
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