L’impôt international sur les sociétés constitue une source importante de recettes publiques, en particulier dans les pays à revenu plus faible. Une étude récente et importante sur l’ampleur de ce problème a été menée par les chercheurs du Fonds monétaire international Ernesto Crivelli, Ruud De Mooij et Michael Keen.
Nous réestimons d’abord leur modèle novateur, puis explorons les effets de l’introduction de données de recettes de meilleure qualité, issues de la base de données ICTD-WIDER sur les recettes publiques. Alors que Crivelli et al. ne présentent de résultats que pour deux groupes de pays, nous livrons des résultats par pays, produisant ainsi les estimations les plus détaillées disponibles.
Nos conclusions étayent une estimation un peu plus basse des pertes mondiales de recettes, de l’ordre de 500 milliards de dollars américains par an, et indiquent que ces pertes sont les plus intenses dans les pays à revenu faible et intermédiaire inférieur, ainsi qu’en Afrique subsaharienne, en Amérique latine et dans les Caraïbes, et en Asie du Sud.