Les gouvernements des pays en développement sont généralement contraints par une capacité fiscale limitée pour financer la fourniture de biens publics essentiels, contrainte souvent citée parmi les défis fondamentaux du développement économique. Plusieurs pays en développement ont récemment mis en place des systèmes fiscaux électroniques afin de mieux contrôler le civisme fiscal grâce aux technologies modernes de l’information, telles que les caisses enregistreuses électroniques. Malgré l’adoption généralisée de ces systèmes dans le monde en développement, les données systématiques sur leur incidence font défaut. Dans cet article, nous documentons l’effet de ces systèmes à partir de données quasi expérimentales issues de l’Éthiopie, pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne qui a étendu ces dernières années l’usage des caisses enregistreuses électroniques. Nous utilisons des données administratives couvrant l’ensemble des redevables inscrits à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en Éthiopie. Nous constatons que ces systèmes ont entraîné une augmentation importante et significative des versements de TVA (d’environ 20 points de log). Nous montrons également que cet effet tient principalement aux entreprises les plus susceptibles de frauder avant leur adoption, ce qui donne à penser que ces systèmes ont réduit la fraude fiscale.
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Technologies de l’information et capacité fiscale dans un pays en développement : le cas de l’Éthiopie
La version originale est disponible en anglais
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