Les contributions communautaires sont souvent exigées dans le cadre des programmes de développement piloté par les communautés, et encouragées par des subventions de contrepartie. On sait pourtant peu de choses de l’effet de ces subventions, ou des implications du fait d’exiger des contributions communautaires, également appelées fiscalité informelle. Nous explorons cette lacune à travers un essai contrôlé randomisé portant sur un programme de subventions de contrepartie dans la région de Gedo, dans le centre-sud de la Somalie. Nous constatons que ces subventions peuvent accroître les prélèvements informels et constituer un moyen efficace de fournir des biens publics. Nous constatons en outre que le programme a renforcé la légitimité de l’administration locale, alors même que celle-ci n’y jouait aucun rôle direct. Ces constats approfondissent notre compréhension de la manière dont les subventions de contrepartie peuvent contribuer au développement piloté par les communautés dans un contexte de faible capacité institutionnelle, tout en pointant des complémentarités possibles entre acteurs étatiques et non étatiques dans la gouvernance et la fourniture de services, entre institutions formelles et informelles, et entre fiscalité formelle et informelle.
Article de publication
Cofinancer le développement piloté par les communautés au moyen de la fiscalité informelle : le cas du centre-sud de la Somalie
La version originale est disponible en anglais
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- Wiley
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