Partout dans le monde, les gouvernements adoptent diverses institutions participatives pour associer directement les citoyens aux lieux de décision, afin qu’ils puissent exprimer leurs préférences et choisir les services publics les plus à même de répondre à leurs besoins élémentaires. La vague actuelle de réforme de la gouvernance met l’accent sur l’adoption d’institutions favorisant la transparence et la participation, dans l’espoir de produire de meilleurs services publics et, plus largement, un sentiment de réciprocité et de gouvernance redevable. En construisant cette réciprocité et cette redevabilité, on espère que les institutions participatives amélioreront aussi la confiance des citoyens envers le gouvernement. En construisant la confiance, on s’attend à ce que le consentement à l’impôt s’améliore également, ce qui se rattache à un civisme fiscal plus large. Nous testons ces arguments au Kenya, un contexte rural, à faible revenu et semi-démocratique, où de nombreux gouvernements adoptent aujourd’hui des institutions participatives. Nous constatons que les programmes qui fonctionnent le mieux sont associés à des améliorations en matière de redevabilité et de gouvernance.
Résumé du document de travail n° 191 de l’ICTD