L’intérêt pour la taxation du secteur informel ne cesse de croître, mais peu d’attention est portée à la distribution des revenus, ni aux redevances d’usage et aux permis qui renchérissent le coût de l’activité et accroissent la vulnérabilité de celles et ceux qui gagnent peu dans l’économie informelle. Cette étude décrypte l’informalité en examinant les revenus, les impôts, les redevances d’usage, les permis et les licences acquittés par les opérateurs du secteur informel au Zimbabwe. Le pays constitue un cas particulièrement intéressant pour explorer fiscalité et informalité urbaine. Son secteur informel produit près des deux tiers de la production économique et quatre cinquièmes de l’emploi, davantage que dans d’autres pays à revenu faible et intermédiaire. Diverses initiatives zimbabwéennes, comme l’introduction d’impôts forfaitaires, à l’instar d’autres pays à forte informalité, visent à étendre la mobilisation des recettes intérieures au-delà de l’économie formelle.
Résumé du document de travail n° 225 de l’ICTD.