Document de travail

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Les effets budgétaires et sanitaires probables d’une accise sur les boissons sucrées au Kenya

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Les effets budgétaires et sanitaires probables d'une accise sur les boissons sucrées au Kenya
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Historiquement, les maladies non transmissibles ont été généralement associées à la consommation de tabac et d’alcool. Ces dernières décennies, toutefois, la hausse du surpoids et de l’obésité, principalement due à de mauvaises habitudes alimentaires et à un mode de vie sédentaire, a accru le diabète, les cancers et les maladies cardiovasculaires. Il existe un accord général pour considérer que les boissons sucrées sont mauvaises pour la santé. On peut donc attendre des mesures visant à réduire leur consommation un effet positif sur la santé de la population.

Dans ce document de travail, nous élaborons et présentons un modèle sous Excel simulant l’effet d’une taxe sur les boissons sucrées sur la prévalence du surpoids et de l’obésité. Le modèle part d’un scénario de référence, qui tient compte du fait qu’une accise spécifique de 10 shillings kényans s’applique déjà à toutes les boissons non alcoolisées. Une taxe sur les boissons sucrées assise sur le sucre est ensuite introduite, prélevée sous forme d’un montant par gramme de sucre, avec ou sans seuil d’exonération. Outre qu’elle réduit la demande, une telle taxe crée aussi de fortes incitations pour les fabricants à reformuler leurs produits afin d’en abaisser la teneur en sucre. Le modèle prévoit que l’indice de masse corporelle moyen diminuerait dans toutes les tranches d’âge, réduisant la prévalence du surpoids et de l’obésité. L’ampleur de cette baisse dépend du niveau de la taxe. Pour des valeurs réalistes et politiquement réalisables, la prévalence du surpoids et de l’obésité devrait diminuer de 5 à 10 pour cent.

Si le Kenya devait instaurer une taxe assise sur le sucre pour les boissons sucrées, en sus de l’accise actuelle sur les boissons non alcoolisées, le gouvernement devrait préciser qu’une telle taxe vise à améliorer la santé publique, la levée de recettes supplémentaires ne devant être qu’un objectif secondaire. Par ailleurs, la mise en place d’une telle taxe devrait s’inscrire dans une stratégie plus large de réduction du surpoids et de l’obésité, car son effet à elle seule reste modeste.

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