Cet ouvrage montre comment l’incapacité du Pakistan à collecter l’impôt reflète une déconnexion plus large entre l’État et ses citoyens, laquelle se traduit par des déficits budgétaires croissants, une fourniture de services défaillante, des inégalités socio-économiques grandissantes et une faible redevabilité démocratique. Au terme d’un vaste travail de terrain, comportant des entretiens inédits avec des fonctionnaires du fisc et des décideurs, un travail d’archives détaillé et une analyse de la collecte, Mujtaba Piracha montre véritablement que la fiscalité foncière est un compromis politique conclu à contrecoeur, un différend permanent ou une collusion stratégique entre contribuables locaux fortunés, percepteurs intermédiaires et autorités fiscales, visant à minimiser leurs obligations et à piller les ressources publiques communes.
- Un ouvrage à lire absolument par quiconque s’intéresse à la persistance d’un équilibre de bas niveau dans la capacité étatique des pays en développement.
- Cet ouvrage approfondit notre compréhension de la relation entre l’État et les citoyens dans le contexte particulièrement difficile du Pakistan, notamment autour de ses difficultés à établir des gouvernements locaux stables, échelon essentiel pour bon nombre des services les plus demandés par ses citoyens, et à instaurer un régime fiscal progressif. Il réunit avec brio ces deux facettes essentielles de la gouvernance et, dans la grande tradition des ethnographies de l’État, nous conduit au coeur d’une partie à peine comprise mais absolument centrale de l’appareil d’État pakistanais.
- Cet ouvrage examine les raisons de la faiblesse des impôts locaux au Pakistan, mais il est incroyablement multiforme. Il propose une description riche de l’architecture institutionnelle du système budgétaire fédéral pakistanais, analyse les incitations perverses qu’il crée pour l’effort fiscal local, présente de riches données primaires sur les incitations nées des arrangements formels et informels qui régissent la fiscalité foncière, et aborde des questions de politique publique.
- L’ouvrage est une étude richement illustrée du fonctionnement réel du système fiscal, des valeurs et des manières de travailler des percepteurs de l’impôt foncier, et du rôle que jouent l’économie politique, l’informalité et la négociation permanente entre percepteurs et propriétaires dans la création d’un équilibre garantissant une faible collecte.
- Cet ouvrage apporte une contribution significative à notre compréhension des déterminants politiques de la fiscalité dans les économies émergentes.
Critiques
« Cet ouvrage approfondit notre compréhension de la relation entre l’État et les citoyens dans le contexte particulièrement difficile du Pakistan, notamment autour de ses difficultés à établir des gouvernements locaux stables, échelon essentiel pour bon nombre des services les plus demandés par ses citoyens, et à instaurer un régime fiscal progressif. Il réunit avec brio ces deux facettes essentielles de la gouvernance et, dans la grande tradition des ethnographies de l’État, nous conduit au coeur d’une partie à peine comprise mais absolument centrale de l’appareil d’État pakistanais. »
Shandana Khan Mohmand, responsable du pôle gouvernance et chercheuse, Institute of Development Studies, université du Sussex, Royaume-Uni
« Cet ouvrage examine les raisons de la faiblesse des impôts locaux au Pakistan, mais il est incroyablement multiforme. Il propose une description riche de l’architecture institutionnelle du système budgétaire fédéral pakistanais, analyse les incitations perverses qu’il crée pour l’effort fiscal local, présente de riches données primaires sur les incitations nées des arrangements formels et informels qui régissent la fiscalité foncière, et aborde des questions de politique publique. Sa contribution est une étude richement illustrée du fonctionnement réel du système fiscal, des valeurs et des manières de travailler des percepteurs de l’impôt foncier, et du rôle que jouent l’économie politique, l’informalité et la négociation permanente entre percepteurs et propriétaires dans la création d’un équilibre garantissant une faible collecte. À lire absolument, par les réformateurs comme par les universitaires. »
Ali Cheema, professeur associé d’économie, LUMS
À propos de l’auteur
Le Dr Muhammad Mujtaba Piracha est ambassadeur du Pakistan auprès de l’Organisation mondiale du commerce à Genève depuis 2019, où il préside actuellement le Comité du commerce et du développement. Diplômé de la London School of Economics and Political Science, il a mené ses travaux doctoraux à l’Institute of Development Studies de Sussex. Le Dr Piracha a travaillé dans tout le Pakistan, dans les secteurs public et non gouvernemental. Parmi ses fonctions antérieures figurent celles de secrétaire général adjoint (services), de commissaire de Lahore, de secrétaire à l’industrie, au commerce, à l’investissement et au développement des compétences au Pendjab, d’économiste de programme à l’Aga Khan Rural Support Program, ainsi que de multiples affectations de terrain au Balouchistan.