L’introduction généralisée des technologies de l’information et de la communication (TIC) et des systèmes numérisés de gestion des données compte parmi les évolutions les plus importantes des administrations fiscales africaines ces dernières années. On dispose pourtant de très peu d’éléments sur leur efficacité concrète et sur la manière dont les contribuables réagissent à ces changements. Cet article commence à combler cette lacune en présentant trois séries de résultats issus d’Éthiopie. Premièrement, nous montrons que les données disponibles ne sont pas encore exploitées à leur plein potentiel, malgré la présence de systèmes informatiques modernes. Deuxièmement, nous constatons qu’une innovation technologique, l’introduction de caisses enregistreuses électroniques, a eu un effet positif tant sur les recettes fiscales que sur l’exactitude des données fiscales. Les contribuables ont toutefois réagi en ajustant simultanément leurs revenus déclarés et leurs charges déductibles, réduisant ainsi les gains de recettes potentiels. Troisièmement, nous recourons à une expérience par courrier pour montrer que le mécanisme principal par lequel ces caisses accroissent les recettes est le civisme fiscal, plutôt qu’une modification réelle de l’activité économique.
Document de travail
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Les TIC peuvent-elles accroître les recettes fiscales ? Données expérimentales d’Éthiopie
La version originale est disponible en anglais
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- ICTD
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Auteurs
Andualem T. Mengistu
- Conseiller technique, département des affaires fiscales du FMI