Les recettes fiscales de nombreux pays à faible revenu sont insuffisantes pour financer les investissements dans les biens publics et le capital humain. Si les systèmes fiscaux adoptent de nouvelles technologies depuis de nombreuses années pour améliorer la collecte, les limites imposées aux interactions en présentiel par le COVID-19 ont encore mis en lumière le rôle des technologies de l’information dans la mobilisation fiscale.
Cet article examine la capacité de la technologie à transformer l’administration de l’impôt, en aidant à identifier l’assiette, à faciliter la conformité et à en assurer le suivi.
Il identifie également les limites possibles à son usage, liées à l’insuffisance des infrastructures et de la connectivité, à l’absence d’adoption, voire à la résistance, des contribuables et des agents du fisc, à l’absence d’intégration institutionnelle et à un environnement réglementaire peu favorable.