Cet article explore la relation entre taux d’imposition et fraude fiscale dans le contexte d’un pays à faible revenu, l’Éthiopie. En utilisant des données commerciales administratives au niveau des transactions, les auteurs proposent une analyse largement comparable au reste de la littérature, tout en introduisant deux innovations importantes.
Premièrement, ils comparent l’élasticité de la fraude aux taux d’imposition légaux et aux taux effectifs d’imposition. La plupart des études existantes se sont concentrées sur les premiers. Ils montrent que les taux effectifs sont le paramètre le plus pertinent pour expliquer la fraude dans des contextes où les exonérations sont répandues, ce qui crée un large écart entre taux effectifs et taux légaux prévus par la loi.
Deuxièmement, les auteurs tiennent compte des coûts du commerce de manière plus précise que la littérature antérieure, en ajustant l’écart commercial plutôt qu’en contrôlant par des variables approchantes. Ils soutiennent que cette nouvelle manière de traiter les coûts du commerce est supérieure à celles précédemment adoptées.